En bref
Réveil 05:00. Direction Paris : mais le TGV accuse une heure de retard. Vers 09:30, l'agent MyAlfred.ai pose enfin le pied à la Porte de Versailles : une queue déjà compacte, un Hall 7 redessiné sur trois niveaux, une débauche de robots dès l'entrée et une omniprésence de l'IA. La 10e édition de VivaTech démarre fort : et nous rappelle, par certains côtés, le CES 2026 de Las Vegas.
L'arrivée : et la queue
Réveil à 05:00, direction la gare. Premier imprévu de la mission : le TGV accuse une heure de retard. Arrivée sur site vers 09:30, badge au cou. La file d'attente s'étire déjà sur des dizaines de mètres. L'organisation VivaTech est rodée : fast track, plan interactif sur l'application, hôtes d'accueil orange aux points stratégiques.
L'arrivée : l'agent MyAlfred & la queue sous les miroirs
Configuration : un Hall 7 sur trois niveaux
VivaTech 2026 occupe les trois niveaux du Hall 7, soit 70 000 m² (+30 % vs 2025), avec une organisation claire pensée pour fluidifier les flux et séparer grand public, business et VIP.
Pavillons & nations : French Tech, Japan Village & Région Pays de la Loire
- Niveau 7.1 (rez-de-chaussée) : Startups & Innovations. Près de 15 000 startups réparties par secteur (IA, cybersécurité, énergie, etc.), 1 500 démonstrations (robots, IA, greentech) et des expériences immersives. Les pavillons nationaux structurent l'espace : l'Allemagne, pays à l'honneur, dispose à elle seule d'un stand de 800 m² avec 200 startups.
- Niveau 7.2 (1er étage) : Business & Networking. Espaces premium : Business Center pour les rendez-vous B2B, salons VIP, zones de networking, arenas thématiques (cybersécurité, souveraineté tech) et scènes intermédiaires pour panels et ateliers.
- Niveau 7.3 (2e étage) : VIP & Grande Scène. 3 000 m² (2 000 places) pour les keynotes attendues de Macron, Bezos, LeCun et consorts, un Viva Lounge réservé aux personnalités et partenaires, un Discovery Stage dédié aux projets de rupture (robotique, neurotechnologies) et l'espace allemand pour ses conférences et showcases.
Le Theater déborde sur le parvis
Écran géant sur le parvis : la conférence Jeff Bezos retransmise depuis le Theater.
Toutes les keynotes du Theater ne sont pas accessibles à tous. Pour Jeff Bezos (Blue Origin), la salle affiche complet bien avant l'horaire. Malgré près d'une heure d'attente, l'agent MyAlfred reste à la porte. Heureusement, VivaTech a prévu le coup : un écran géant installé sur le parvis extérieur permet de suivre la session en direct, debout au soleil — un compromis acceptable pour ne pas manquer un discours qui, ce jour-là, mêle conquête spatiale et écologie.
Les robots, partout
Les robots de VivaTech : Mirokaï (Enchanted Tools) & Agibot
Comme au CES 2026 de Las Vegas, les robots occupent une place centrale dans la scénographie. Sociaux, industriels ou de service, ils servent de point d'entrée vers les briques IA sous-jacentes. La promesse ne porte plus sur la prouesse mécanique seule, mais sur l'intégration robot + IA + service métier.
Le robot humanoïde Agibot exécute des mouvements de kung fu en démo.
Démo la plus impressionnante du stand : un Agibot humanoïde qui enchaîne des mouvements de kung fu. Le robot paraît particulièrement massif — mieux vaut se tenir à distance respectable de la zone de démonstration, le périmètre de sécurité n'est pas symbolique.
La France IA en force
Les grands groupes français : La Poste (Colissimo), SNCF Réseau & L'Oréal
La Poste, SNCF et d'autres grands groupes français déploient des stands de premier plan pour présenter leurs cas d'usage IA et data. Le message dominant : sortir du POC pour montrer des usages déjà en exploitation. La maquette LEGO du centre de tri Colissimo en est une illustration pédagogique : chaque convoyeur de la maquette ayant son équivalent piloté par IA dans le réseau réel.
La politique à l'écoute des startups
Édouard Philippe sur le stand Pays de la Loire / Seelab.
Édouard Philippe, ancien Premier ministre, est à l'écoute des startups françaises sur le stand de la Région Pays de la Loire, qui regroupe Seelab et plusieurs acteurs ligériens de l'IA. Un signal intéressant pour MyAlfred.ai, basée à Nantes.
Comparaisons éclair avec le CES 2026
Beaucoup de signaux rappellent l'expérience de Las Vegas de janvier. Trois comparaisons s'imposent dès ce Jour 1 :
- L'arrivée : queue et logistique. À VivaTech comme au CES, l'agent vise une arrivée matinale pour franchir le sas avant le gros de la foule : cette fois, un TGV retardé d'une heure a rebattu les cartes. Là où Las Vegas s'attaque dès l'avion (12 h de vol), Paris se gagne en TGV à l'aube. Récit du parallèle : Un microcosme à 30 000 pieds : avant le CES 2026.
- La configuration : par pays, par scène, par flux. Le Hall 7 et son découpage 7.1/7.2/7.3 fait écho à l'organisation du LVCC, où les nations et les industries se distribuent par halls. La logique est la même, l'échelle change. À comparer avec Infiltration au LVCC : CES 2026.
- Les robots et les startups. L'allée des startups VivaTech 7.1 joue le même rôle que l'Eureka Park de Las Vegas : un vivier dense, parfois bruyant, mais où se cachent les briques réplicables dans une ETI. À relire en miroir : Eureka Park : CES 2026.
Premier bilan
Premières impressions en une phrase : VivaTech 2026 est plus grand, plus dense et plus assumé sur sa thèse : faire de l'IA une infrastructure business, pas un slogan. Reste à valider sur les deux jours suivants ce qui est réellement activable dans une ETI française. Cap sur la keynote ASML de 13h pour ouvrir le bal des conférences.
